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7 août 2015

Edito 307 – Dries VAN HAUT, President SIGMA federation

La veille du salon Matexpo est comme toujours un moment tout indiqué pour faire le point. Sur l'année écoulée et celle à venir.

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En ce qui concerne le nombre de machines facturées par les affiliés de la section Bâtiment de Sigma, les chiffres par rapport à l’an dernier sont stables. Oui, mais ils n’étaient guère fameux. Les prises de commande s’annoncent en revanche meilleures. Espérons pouvoir les maintenir afin d’enregistrer rapidement des chiffres de vente plus favorables.

Sachant que Matexpo influence souvent de façon positive les décisions d’achat, nous pouvons raisonnablement nous montrer optimistes quant aux résultats de cette année, surtout par rapport à la précédente. Et si nous examinons la situation plus en détail, nous constatons que la baisse des ventes – qui ne date pas d’hier – accusée par les machines plus lourdes, semble enfin se tasser et qu’un redressement est en cours.

Mais cet optimisme prudent ne peut cacher plusieurs périls menaçant notre activité d’entrepreneurs. Nous savons tous à quel point les choses peuvent évoluer – pour ne pas dire basculer – rapidement. Que se passerait-il en cas de Grexit ou de Brexit ? Ou d’une vague de terrorisme, touchant de plein fouet un pays partenaire, proche ou lointain ? Sans parler d’un risque de guerre civile… Ces dangers sont nombreux. Il est de plus en plus nécessaire de se forger un environnement juridique, économique et sociétal aussi stable que possible. Cette fermeté est requise pour nous permettre, à nous entrepreneurs, de prendre les bonnes décisions, afin de pérenniser, voire de doper nos activités, et par ricochet, de générer davantage d’emploi et de bien-être.

Mais plusieurs changements s’annoncent dans un avenir relativement proche. Et leur impact pourrait fort bien s’avérer non négligeable sur nos entreprises. Les autorités ne cessent de sabrer les budgets ; des investissements, pourtant indispensables, sont postposés dans de nombreux départements. Les travaux routiers et les grands chantiers d’infrastructures sont d’ailleurs touchés de plein fouet. Le glissement fiscal sur lequel s’attelle le gouvernement fédéral vise à alléger les charges sur le travail, à améliorer la compétitivité de nos entreprises et donc, à donner un coup de fouet à l’activité économique. Espérons que cela n’augure pas un bataillon de mesures compensatoires, qui nous compliqueraient à ce point la vie dans d’autres domaines que la baisse des charges sur le travail aurait finalement un goût amer.

Je me garderai d’être trop pessimiste, car ce n’est pas dans mes habitudes. Je préfère croire en un changement structurel apportant la stabilité requise. Un changement permettant de récompenser le travail, plutôt que le sanctionner. Car cela aussi est une promesse de croissance.

À ce propos, je rapporterai ici les mots du président américain Calvin Coolidge, qui a déclaré un jour : “All growth depends upon activity. There is no development physically or intellectually without effort, and effort means work.”

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