DOSSIERS

15 mai 2016

Technologies du futur pour nos camions

Les sept gros constructeurs du marché, à savoir VOLVO, MERCEDES, DAF, SCANIA, MAN, IVECO et RENAULT disposent d’une gamme spécifique au secteur de la construction. Le marché global a cependant évolué favorablement avec 494 unités vendues de plus soit 6,8%. En off-road la tendance va de plus en plus au 8x4.Mais, si la fidélité des clients à la marque est souvent un facteur déterminant, les exigences des différentes applications auxquelles ils sont confrontés évoluent et, sous la pression de leurs propres clients, leurs exigences deviennent plus pointues.

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Le TCO maître mot. Les utilisateurs sont d’autant plus attentifs aux évolutions (révolutions ???) techniques proposées sur le marché. Par ailleurs, confrontée aux nouvelles taxes et aux coûts salariaux belges, la forte concurrence du marché oblige les prestataires à calculer, au plus juste, le coût de chaque transport et de maximiser correctement l’équipement du camion en fonction du TCO (Total Cost of Ownership) de chaque engin par rapport aux applications qui leurs sont dédiées. D’autant que dans le secteur de la construction, si le poids des marchandises transportées est l’un des plus élevés par contre leur valeur est l’une des plus basses. Vingt tonnes de sable ne représentent guère plus que 200 euros ! Les constructeurs l’ont bien compris, et il n’est pas anodin de constater que les parts de marché vont aux constructeurs les plus innovants tant sur le plan technique qu’au niveau du SAV. Toutes ces techniques visent à faciliter le travail du conducteur tout en augmentant le confort et la productivité du camion, à réduire tant la fatigue de l’homme que celle du matériel, à réduire au maximum les dépenses d’énergie par une meilleure gestion des potentiels à disposition. Tous différents. Cependant, en matière de transport, l’éventail d’applications dans le secteur de la construction est l’un des plus variés, si bien que pratiquement chaque camion est réalisé « sur mesure » selon les désidératas de chaque client. C’est ainsi, commente Dominique BLANCKAERT SP&A Manager chez DAF Trucks, « que, chez DAF Trucks la liste des options fait 45 pages et qu’il est impossible de donner le prix d’un camion sans s’accorder sur les besoins du client». Et sur ce point, Philippe JACQUEMYNS Product Manager chez VOLVO Trucks s’esclaffe « rien que pour la peinture, chez VOLVO il y a déjà 650 nuances de couleurs… ». D’autant que les constructeurs ne livrent qu’un châssis-cabine. Pour l’équipement, c’est le carrossier du client qui installera le camion dans sa version définitive. Et là encore, le dynamisme du constructeur et le professionnalisme du carrossier-équipementier feront la différence, car en matière d’homologation, un détail peut allonger considérablement les délais de livraison. D’ailleurs, se désole Geert GROENINCKX Technical Sales Support chez MERCEDES « combien de clients, croyant faire une bonne affaire en achetant un engin neuf équipé à l’étranger, se sont vus refuser l’autorisation de circulation et ont dû subir le parcours du combattant de l’homologation individuelle ou à titre isolé qui peut prendre plusieurs mois » ! La commande d’un camion mérite donc toutes les attentions. Off & On road – porteur ou tracteur. Spécifiquement pour notre secteur, si les constructeurs font la distinction entre deux grandes classes d’application le « off-road » et « on-road », outre ces deux distinctions, les camions de chantier doivent assumer en souplesse des charges utiles importantes, et donc un bon ratio tare/charge utile ainsi qu’une prise de force pour les équipements hydrauliques. (grues, bennes, etc…). Ils doivent aussi présenter des qualités de robustesse capables de résister aux contraintes d’une utilisation en milieu hostile. Le travail « off road » sur chantier ou en carrière appelle des caractéristiques d’adhérence, d’équilibre, de garde au sol de 40cm minimum avec un angle d’attaque de minimum 25° et de puissance à faible vitesse pour faire évoluer le camion en forte charge sur tout type de terrain plat ou à grande déclivité. Tandis que sur route, la stabilité, la consommation et la capacité de freinage sous forte charge sont autant d’exigences auxquelles s’appliquent les constructeurs. Les grandes entreprises de notre secteur disposent évidemment d’un parc camion suffisant pour se permettre des camions dédiés aux transports de marchandises et des camions équipés spécifiquement pour les chantiers. Selon Philippe JACQUEMYNS, « ces engins font en moyenne de 60 à 90.000km par an, dont 70% en charge, grâce à une bonne gestion de la logistique au moyen de logiciels appropriés. Et il poursuit, « les camions de chantier font quant à eux 20 à 40.000km par an en moyenne avec 50% en charge. » Ce sont bien sûr des estimations, il n’y a pas d’étude sur le sujet. Les camions « toupie » eux doivent livrer, — of course, — leur marchandise dans l’heure et reviennent toujours à vide !  

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