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15 juin 2016

EDITO 314/315 – ir. Dirk VAN LOO CEO de l’asbl COPRO

LA CERTIFICATION EST EN MARCHE
« Une route durable commence par un produit de qualité ». C’est toujours vrai aujourd’hui, et tout le monde s’accorde à le dire.

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La certification est devenue indissociable des produits et des applications de qualité. L’industrie du bâtiment n’y fait pas exception. Dans le cadre de projets de construction, un « tiers » est devenu plus que nécessaire. Ce tiers, indépendant du producteur et du maître d’ouvrage, supervise la qualité du chantier, de manière impartiale, et apporte une incontestable valeur ajoutée à la qualité d’ensemble du projet.

Nous avons travaillé fin des années 70 à l’élaboration d’un nouveau modèle de cahier spécial des charges pour les travaux d’infrastructure subventionnés qui a débouché sur une nouvelle approche du « contrôle des matériaux ». Les produits ne pouvaient – c’est toujours le cas aujourd’hui – être mis en œuvre que si le maître d’ouvrage public les a contrôlés. Les prélèvements d’échantillons sur chantier, les tests en laboratoire et l’attente des résultats perturbaient énormément le bon déroulement des chantiers.

L’article 12 de l’AR relatif au cahier général des charges allait apporter la solution: il ne peut être dérogé à ces inspections que si les produits sont contrôlés par un organisme indépendant, pendant leur fabrication.

Ces dernières décennies, l’administration n’a pas pu compléter de manière structurelle son cadre technique pour l’exécution et la supervision des chantiers. Le manque chronique de contrôle des chantiers induira de plus en plus le recours à un tiers. Cette intervention devra se faire en parfaite entente avec les pouvoirs publics. Sans se substituer au rôle de l’administration, la tierce partie par sa compétence en matière de contrôles spécifiques et bien définis (essais sur produits, analyse des matières premières, audit de l’autocontrôle du fabricant,…etc.), contribuera à rehausser le niveau général de la qualité. Outre ce saut qualitatif, l’administration conservera l’entière maîtrise des réceptions des produits et des ouvrages. Ses agents pourront se recentrer davantage sur leur mission globale de gestion des chantiers (contrôle de la conformité entre les travaux et les plans).

« Une route durable commence par un produit de qualité ». C’est toujours vrai aujourd’hui, et tout le monde s’accorde à le dire.

Un produit de « qualité » ne garantit pas nécessairement le bon résultat final. Au-delà de la qualité du produit, il existe de nombreux niveaux où des manquements peuvent apparaître: le concept, le transport, la mise en œuvre, l’entretien…

L’idée a donc mûri que, pour la mise en œuvre, la certification et le contrôle pouvaient jouer un rôle plus important. De plus en plus, les maîtres d’ouvrages, publics ou privés, sont conscients que ces moyens participent à un résultat final de meilleure qualité. « Les exécutants » eux-mêmes constatent qu’ ils peuvent ainsi démontrer et valoriser la qualité de leur savoir-faire, et faire front à une concurrence parfois déloyale.

Le temps semble venu d’appliquer ces principes avec la collaboration de l’ensemble du secteur : maîtres d’ouvrage publics et privés, entrepreneurs, experts, fabricants et utilisateurs. Réalisons tous ensemble quelque chose de beau, mais surtout d’utile.

Les consommateurs sont envahis par les labels écologiques et ne s’y retrouvent plus. Une rationalisation est nécessaire, y compris dans le secteur de la construction. Surtout lorsqu’on envisage d’introduire des paramètres environnementaux également comme critères d’attribution de marchés.

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