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20 juillet 2016

Edito 316 – « Stage V », Sigrid DE VRIES Secrétaire générale CECE

« STAGE V », AUX FRONTIERES DE L’ECONOMIQUEMENT REALISABLE !
CECE - Committee for the European Construction Equipment industry

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Le Parlement européen vient d’adopter au début de ce mois de juillet, le texte du règlement sur l’évolution de sa législation sur les émissions. Le resserrement des normes fait de l’Europe la région la plus sévèrement réglementée dans le monde pour ses limites d’émissions nocives de machines et équipement off-road. En termes d’émissions de particules et d’oxydes d’azote des machines pour la construction des routes et l’excavation, l’Europe sera la plus propre au monde. C’est l’ultime étape d’une série de limites qui étaient déjà de mise. Depuis 1997, la législation sur les émissions pour les véhicules off-road, avait déjà réduit, par étape, leur nocivité et aujourd’hui, même sans le « Stage V », les gaz d’échappement sont 95% plus propres qu’auparavant. Les dernières mesures ouvrent le champ d’application à des catégories de puissance supplémentaires et fixent des limites encore plus strictes en limitant le nombre de particules émises. L’industrie de la construction mécanique doit, dès lors, faire face à un grand défi pour introduire, en l’espace de quelques années seulement, ces nouvelles règles dans l’ensemble de ses programmes de production de tous ses produits. Les nouvelles dispositions seront introduites progressivement à partir 2019. Il faudra de gros efforts d’investissements aux constructeurs, pour adapter leurs produits aux nouvelles exigences tout en assurant au client, l’évolution de ses besoins et attentes de performance, telles que des innovations dans le domaine de la sécurité, l’ergonomie et la productivité. Une étude récente de CECE auprès des constructeurs européens montre que ces dernières années, ils ont mis une grande partie de leurs ressources en R & D dans les technologies de réduction d’émissions en affrontant des investissements qui ne sont pas toujours évidents pour le client. L’évolution vers la phase V, met une pression élevée. Le large débat public sur le développement durable, et sur l’amélioration de la qualité de l’air en particulier, a conduit à l’évolution de l’implantation des technologies d’émission, mais le choix entre ce qu’exige la société – nous tous – et ce qui est souhaité par le marché reste un état de fait. Ce dilemme contraint les constructeurs à être les meilleurs pour des technologies exceptionnelles. La dernière génération de machines est, à d’innombrables égards, bien supérieure à la précédente. L’objectif mérite un soutien du législateur. La promotion de l’Excellence des nouvelles technologies développées, pour ceux qui les mettent en œuvre et qu’ils soient récompensés, serait largement attendue et appréciée. Avec ces équipements de dernière génération, les bureaux européens d’ingénierie contribuent à l’effort commun afin de réduire les émissions nocives des moteurs diesel. Ils vont aux frontières de l’économiquement réalisable. Il appartient à la société de les valoriser en utilisant les ressources réellement disponibles. Parallèlement, des progrès dans le secteur de la consommation de carburant, la sécurité, l’ergonomie, la productivité, de la télématique et du service ne sont pas oubliés par les fabricants, au contraire. Le secteur s’engagera tout entier, avec de nouvelles énergies et aspirations.

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