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21 juin 2018

Construction: tous les indicateurs sont au beau fixe.

Elles sont derrière nous, les mines préoccupées et les réflexions inquiètes. Aujourd’hui, c’est avec des airs souriants que Robert de MUELENAERE, l’administrateur délégué et de la Confédération Construction et son Président Paul DEPRETER nous annonçaient, à l’occasion de la conférence annuelle du baromètre de la construction, les embellies dont bénéficiait le secteur.

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Si depuis deux ans déjà, la construction enregistrait une croissance certaine, sa courbe de l’emploi ne parvenait pas à se redresser. Il faut se souvenir que de 2012 à 2015 ce sont 20.000 emplois qui étaient passés à la trappe, remplacés pour des raisons de coût salarial, par les travailleurs détachés. Les premières mesures de l’Europe et du Gouvernement qui obligeaient à pratiquer l’égalité des salaires d’usage du pays d’accueil ne suffisaient pas. Les charges sociales étant elles, perçues par le pays d’origine, sont nettement plus faibles qu’en Belgique, l’écart est de l’ordre de 6 euros de l’heure. Sous la pression de la FEB, le Gouvernement a implémenté cette année le TAX SHIFT voté en 2017, tandis que la Confédération de la Construction exigeait depuis 2 ans, à gros renfort de lobbying, des dispositions spéciales au secteur pour le travail sur chantier.

Tous ces efforts se sont concrétisés par une diminution de charges progressive, promise sur 3 ans, pour atteindre en 2020 trois euros de l’heure ristournés sur le précompte. Le résultat ne s’est pas fait attendre, la confiance du patronat de la construction ainsi rétablie s’est déjà vérifiée dans les chiffres de l’emploi qui, à l’échéance de ce semestre, ont pour la première fois progressé de 2000 unités par rapport au 1er semestre 2017. Les 201.000 employés sont passés à 203.000 unités. Dans ce trend, le Bureau fédéral du Plan prévoit, d’ici 2023, une création de 24.000 emplois. La courbe des travailleurs détachés plonge quant à elle de +/- 5000 emplois. L’épidémie semble enrayée.

Mais cette belle avancée n’est pas uniquement due à ces mesures, elle est aussi boostée avec la relance économique générale soutenue par l’augmentation du revenu disponible des ménages. Le logement neuf peut espérer une forte croissance en 2018 de l’ordre de 7% qui sera sans doute difficile à maintenir en 2019 sauf si la demande s’avère plus importante que prévue comme en 2017. En rénovation, la croissance est plus timide (1%), mais évolue vers les 2 à 3% pour 2019. Le non résidentiel neuf, risque de connaître un repli en 2018 de l’ordre de 1 à 2%, mais avec une reprise soutenue en 2019 due au projet « scholen voor morgen bis ». Paradoxalement la rénovation du non résidentiel, avec la rénovation du Palais de Justice, enregistre cette année une croissance de 7%, mais s’essoufflera sans doute l’année prochaine. In fine, le génie civil engrange de belles progressions (+/-8%) cette année avec les investissements publics dont l’effet « élections communales » et les plans 2019 pour les 3 régions pourraient entretenir, sans doute plus timidement, cette belle croissance.

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